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Actualités
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Inauguration
de l'extension
Les
travaux d'agrandissement sont à présent terminés. L'extension de
l'école a été inaugurée début août en
présence
de membres de l'association et de représentants de l'Education
nationale vietnamienne.
Film
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Tout
le projet
Depuis le début du projet en
1996, jusqu'à sa première réalisation en 2003, découvrez comment
s'est construite notre école.
Histoire
d'une rencontre
Nos
sponsors
Description
de l'école
Les
élèves, le village
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Projet 2006: ajout d'un garage à
vélos, d'une salle de réunion et fin de l'enceinte |
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Enceinte
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Nguyên Hoang Mai |
| Histoire
d'une rencontre
En
1996, à la fin d’un cours de vietnamien, un élève timide
s’approche de mon bureau. Surprise, je regarde Quoc Tri: « Mon
frère, qui est à Ecole d’Architecture à Paris, souhaiterait vous
rencontrer pour étudier avec vous un projet de construction… » .
« Oui, pourquoi pas? ».
Un
rendez vous fut pris avec Nguyen Chi Tam qui
était en dernière année d’études et devait soutenir un
projet de fin d’études. Plein d’idéal, Chi Tam me parlait de
bambou, de la relation Nord-Sud, de la possibilité d’aider les pays
en voie de développement sans entraver leur environnement… et ayant
appris notre « rêve » de construire, à l’époque une école
à Vinh Hai (Nha Trang) pour
y abriter nos classes de tendresse, il me propose de lui parler de mon rêve
de construction d’école, de ce que je souhaiterais construire pour
nos élèves, de nos besoins. Je devins, en l’espace d’un entretien
« cliente » qui
décrit « l’école de ses rêves ».
Aux
rendez -vous suivants, Chi Tam me rapporta ses croquis, des écoles en
bambou avec des architectures variées, dans des environnement différents…
Mes rêves prenaient forme !!
Mais
la question financière nous freinait de toutes parts. L’Ecole sauvage
(Es) était vraiment sans le sou et à l’époque, les élèves des
cours de vietnamien de Louis le Grand reversaient à l’Es toutes les
semaines, leur argent de poche (ou ce qui restait) afin de nous
permettre de payer les salaires des deux enseignants et gestionnaires et
de payer les 5 kg de riz/mois à nos 60 protégés.
Ne parlons pas de financer la construction d’une école !!!
Chi
Tam, de son côté, continuait
à travailler sur son projet, passait avec succès sa soutenance et
obtint son diplôme. Par la suite un 1er prix de concours
d’architecture lui offrait 40000 FF qu’il remit gracieusement à
l’Es, constituant les premiers fonds de ce projet.
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Premières
difficultés
Il
entreprit ensuite un voyage à Nha Trang pour étudier sur place nos
possibilités et rencontrer des architectes locaux. Ce voyage, pourtant
positif (étude du terrain et rencontre avec un architecte local)
n’avait abouti à aucune construction de salle de classe.
Second
voyage en 2000, à travers lequel il a su émouvoir le Comité Populaire
de Vinh Hai, qui, conscient des problèmes de l’Es mais également de
notre volonté de venir en aide aux enfants démunis, nous attribuait
une parcelle de terrain assez marécageux dans l’enceinte d’une école
primaire existante. L’Ecole sauvage, souhaitant une administration indépendante
de sa salle de classe demande un terrain
plus indépendant.
Finalement,
après beaucoup de
tractations et de changements d’avis de la part de
cette commune, nous renonçons à travailler avec Vinh Hai. Et
pourtant, nous avions pu trouver un entrepreneur, prêt à venir du
Centre Vietnam avec ses maçons! Un premier devis, pour une salle de
classe unique, avait été ainsi établi, et nous avait permis de nous
rendre compte des exigences financières d’une telle opération.
Cependant,
n’ayant toujours pas froid aux yeux et grâce aux succès des
deux spectacles donnés en France par la troupe de l’Es, lorsque le
responsable de la section primaire, bienfaiteur de l’Es depuis l’an
2000 nous a suggéré d’orienter notre projet vers une autre commune
de la province encore dépourvue d’école primaire, nous nous sommes
lancés dans ce nouveau projet.
Entre
temps, l’entrepreneur du premier projet avait renoncé définitivement
à nous aider, gagné par sa vieillesse et surtout par l’idée de
devoir travailler avec les autorités publiques vietnamiennes, de devoir
se débattre avec les permis de construire et toutes sortes
d’autorisation.
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Démarrage
du projet
Mais
à quelque chose malheur
est bon: le déplacement urgent de Nguyên Van Minh pour régler
des problèmes de l’Es en l’an 2000 avait
probablement ému les autorités locales. Ainsi, nous avons
pu obtenir que les plans de nos architectes Charlotte Julliard et Chi Tam soient respectés dans l’intégralité lors de la
construction, que le permis de construire soit accordé sans révision
(c’est un projet « clé en main » ), que la commune de Vinh
Luong nous accorde
un terrain de 2000 m2…Bref,
des accords qui ont beaucoup facilité la mise en route du chantier..
Heureusement qu’il y a eu toutes ces facilités!
Comme
le projet avait triplé de volume, d’une salle de classe nous étions
amenés en construire trois, et il a fallu rechercher des fonds supplémentaires.
C’est
encore Chi Tam qui s’est démené pour obtenir une subvention
substantielle de la Caisse de Dépôts et de Consignations et de ses
relations; puis à leur tour, André Arditti
et Minh ont pu convaincre leurs sociétés (SOPREMA et IMDS) de
s’investir dans cette belle aventure humanitaire. Alors que les
conditions administratives et financières étaient réunies, l’Es
s’est arrachée littéralement ses cheveux dans sa recherche d’un
architecte local coordonnateur du chantier. Malgré des tentatives et
contacts, le projet ne semblait pas accrocher les entrepreneurs à cause
de la fourniture et du traitement des bambous.
Par
la suite de concours de circonstance inattendu, nous avons pu retrouver
un ami
d’enfance, Dang Nghi,
qui nous présenta notre architecte coordonnateur tant attendu.
Chi Tam et Charlotte repartaient à nouveau à Nha Trang et rencontraient
Nguyên Vu Hop, architecte
local francophone, pour accorder leur violon.
Sur
cette lancée et après une dernière « crise » puis
mise au point avec les autorités locales lors de la visite en Décembre
2002 de Danielle et Pierre
Boucat, finalement, nous avons pu démarrer le chantier en janvier 2003.
Après
6 mois de construction, l’école était fin prête pour être livrée.
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Description
de l'école
Le
19 Août 2003
fut organisée la réunion tripartite de remise des clefs de notre école
en bambou à
l’Education nationale vietnamienne (Rectorat de Nha Trang),
qui à son tour les a transmises au
Comité Populaire de la province de Khanh Hoà et au Comité
Populaire de la commune de Vinh Luong (Nha trang). Etaient présents
les responsables
des différents services et Comités populaires:
-
M. NGUYEN Ky Tri représente le Comité Populaire de la ville de Nha
Trang,
-
M. DANG Ngoc Minh, représente le Comité Populaire de la commune de
Vinh Luong,
-
M. NGUYEN Tuong représente
le Bureau de l’Education et de la Formation du Rectorat de Nha Trang,
-
M. HA van Thong représente de l’Education Nationale vietnamienne,
Section Primaire,
-
M. HO Ngoc Khanh, Directeur de l’école primaire Vinh Luong,
-
M. NGUYEN Vu Hop, Architecte coordonnateur de l’Ecole sauvage,
-
Melle LAM Du Kim Ngoc, représentante de l’Ecole sauvage.
L’objet
de notre « livraison », entouré d’enclos qui servait également
de tonnelles aux bougainvilliers, se composait de 3 salles de classes de
54 m2 (9 x 6 m), d’une salle professeurs de 27 m2 munis de table de réunion
et sièges, d’une bibliothèque de 27 m2, d’un logement de
gardiennage de 27 m2,
de huit sanitaires (wc et lave-mains), d’une salle d’eau, d’un
puits équipé d’une pompe électrique, d’une réserve d’eau, des
équipements scolaires (60
tables et bancs pour deux, tableaux pour les classes et salle de
professeurs, bureaux et chaises pour les professeurs) ainsi que tout
l’équipement électrique, y compris des ventilateurs au plafond.
L’ensemble des équipements et construction revenait à 355
640 000 dong, soit environ 20 000 Euros.
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Nos
sponsors
Ce
projet n'aurait pu être mené à bien sans le soutien des entreprises
et particuliers qui ont accepté de se lancer dans l'aventure. Nous
remercions vivement les sociétés Renault,
SOPREMA,
IMDS, la
Fondation Liliane Bettencourt, la
Caisse des
Dépôts et Consignations et
Amis Culture Voyages pour leur
soutien actif.
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Le village et ses élèves
Lors
de la construction de notre
école, nous avons découvert que Vinh Luong était une très
grande commune de 13065 habitants vivant essentiellement
de l’agriculture et de la pêche (65%) ; le reste de la
population étant réparti
dans le secteur tertiaire et dans le petit commerce de détail.
Seulement un collège (820 collégiens pour le collège Nguyen Viêt Xuân).
1460 élèves fréquentent l’école
primaire Vinh Luong. Notre
école, au village de Cuu Hàm
ne peut recevoir que 120 élèves, n’absorbant
ainsi que 12% de la population du primaire!
Ne
disposant pas encore de Lycée,135 lycéens (50 en 2nde, 45 en 1ère et
40 en terminale) de Vinh Luong doivent se rendre à Nha Trang - situé
à 12 km de Vinh Luong et séparé par un col très dangereux, le col Rù
Ri - pour leurs études et
de ce fait, doivent
être logés sur place. On imagine aisément le surcoût financier qui
reste à la charge des familles et
comprenons la baisse substantielle du nombre d’ élèves à
partir de la 2nde.
Puis
à la
réception des données de recensement sur la très jeune
population scolarisée actuellement
à l’école maternelle (scolarisation onéreuse et
non obligatoire, 295
élèves pour les petits, 274 élèves pour les grands et 265 élèves
pour les grands),nous constatons qu’en réalité, au lieu de 3 salles
de classe, , il faudrait en construire 7, rien que pour accueillir les
élèves du CP!!
C’est
ainsi qu’à la satisfaction
d’avoir été jusqu’au bout d’un projet, se mêle la désagréable
sensation de n’avoir pas pu rendre plus de monde heureux autour de
soi.
Puis,
étrangement, un jour au détour d’une conversation, je
me surprend à ébaucher de nouveaux projets avec mes proches:
« ...et si nous leur construisions des salles de classes du 2nd
cycle secondaire (de la seconde à la terminale), nous éviterions ainsi
aux lycéens de s’éloigner de leur famille. En réduisant
le coût de leur scolarité nous permettrions à un plus grand
nombre d’entre eux
fréquenter les études supérieures… C’est pourtant vrai non ».
Je vois soupirer mon entourage. La
grande rêveuse
que je suis, n’a donc pas changé??
Mais
pourquoi devrais-je changer?
De la
fantastique rencontre
entre Chi Tam et l’Ecole Sauvage, entre le responsable de l’Education
Nationale vietnamienne et Minh, entre Chi Tam, Charlotte et Hop, est
bien née « une école en bambou ». Si cette prodigieuse
alchimie est réelle, pourquoi ne continuons-nous pas à rêver? Pour
qu’un jour futur, loin, bien loin dans l’avenir, nous verrons
inscrire: « Lycée… construite par l’Ecole sauvage en France ».
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